L’Union générale tunisienne du travail (UGTT) a annoncé le retrait de ses représentants du gouvernement d’union nationale. Il s’agit de Houssine Dimassi ministre de la Formation et de l’emploi, Abdeljelil Bédoui, ministre auprès du Premier ministre, et Anouar Ben Gueddour , secrétaire d’Etat auprès du ministre du Transport et de l’équipement.
L’Union générale des travailleurs tunisiens, avait demandé dans la matinée à ses trois représentants de quitter le gouvernement, affirmant qu’elle « ne [reconnaissait] pas le nouveau gouvernement ». Les syndicalistes siégeant au Parlement et à la Chambre des conseillers (équivalent du Sénat), « ont démissionné », a ajouté un porte-parole. La centrale syndicale s’est également retirée du Conseil économique et social.
Le Mouvement Ettajdid représenté dans le gouvernement par son secrétaire général Ahmed Brahim à conditionné le maintien de sa participation au gouvernement à la démission des ministres de l’ancien régime de leur parti d’origine et le gel de tous les avoirs mobiliers et immobiliers et la dissolution de toutes ses cellules professionnelles dans un communiqué publié aujourd’hui
deux ministres de la société civile qui ont également démissionné d’après le journal le monde qui ne site pas son nom
Bravant l’état d’urgence qui interdit tout rassemblement de plus de trois personnes, des milliers de Tunisiens ont manifesté contre la présence de ministres issus du Rassemblement constitutionnel démocratique (RCD), le parti du président déchu Ben Ali. A Tunis, ils étaient plusieurs centaines à défiler avenue Bourguiba, conduits notamment par le président du mouvement islamiste Ennahda (Eveil), Sadok Chourou, qui avait été libéré de prison le 30 octobre. La police a dispersé la foule en tirant des grenades lacrymogènes et en faisant usage de matraques, rompant avec la retenue observée la veille lors d’une manifestation similaire.
Environ 5 000 personnes ont manifesté à Sfax, la deuxième ville du pays, où l’imposant siège local du RCD, le parti du président Ben Ali, avait été incendié par des manifestants il y a quelques jours. A Sidi-Bouzid, « des milliers de manifestants » étaient rassemblés. Une autre marche rassemblant un millier de personnes s’est produite à Regueb, à 37 km de Sidi-Bouzid. Enfin, un rassemblement de 500 personnes, regroupant notamment des avocats et des syndicalistes, s’est tenu à Kasserine, autre bastion du mouvement de contestation contre Ben Ali.
De nouveaux membres du gouvernement d’Union Nationale ont prêté serment, lors d’une cérémonie, organisée, mardi, au palais du Gouvernement de la Kasbah, devant M. Foued Mebazaa, président de la République par intérim en présence du Premier ministre M. Mohamed Ghannouchi,d’après l’agence TAP aujourd’hui. (TW – 18/01/2011)




Attention :
- Les Tunisiens ne doivent pas accepter ce gouvernement qui vise à faire croire ou accréditer l’idée qu’il n’existe pas d’alternatives ou de compétences au sein de l’opposition pour occuper les grands postes régaliens dans la période transitoire. C’est une manipulation de l’opinion publique en Tunisie et dans le reste du monde. Les personnalités nommées au sein du gouvernement, notamment Nejjib Chebbi ou Mustpaha ben Jaffar, ont les compétences pour prendre des responsabilités plus importantes. Ce sont les anciens caciques du régime (RCD en tête) qui essaient de se survivre dans la nouvelle Tunisie.
- Le Ministère de l’intérieur ne doit plus être géré par un membre du RCD.
- Analyser bien les réponses de M Ghannouchi (entretiens dans les médias) : il est en train d’expliquer que ce sont des ministres courageux qui ont permis la transition et la fin du régime Ben Ali ! Il faut avoir une confiance toute limitée à l’égard de M Mohamed Ghannouchi car il se présente comme un simple « technicien de l’économie » qui n’était au courant de rien et pas informé des dérapages du régime Ben Ali (il en était pourtant le principal artisan depuis 11 ans !). Il ne reconnait des dérives que sur la fin alors qu’elles se sont manifestées très vite (avec Slim Chiboub – le gendre de ben Ali – et le clan Ben Ali au début du règne puis le clan Trabeslsi après le mariage avec Leïla). Il a déjà oublié les tripatouillages de la constitution pour permettre à Ben Ali de rester au pouvoir (il y en avait un autre en préparation) et le trucage des résultats électoraux. De plus, il est resté en contact avec Ben Ali (pour dire quoi ?). Il continue à l’appeler « M le Président » et refuse d’envisager une traduction de Ben Ali devant les tribunaux.
Les Tunisiens doivent réagir fermement.